| Portrait du tourisme à Grand-Pré |
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Portrait du tourisme à Grand-Pré28 septembre 2009Grand-Pré, le 28 septembre 2009 : La saison touristique au lieu historique national de Grand-Pré prend fin le jeudi 15 octobre. Alors que les dernières pommes mûrissent sur les arbres du verger, Victor Tétrault, directeur général de la Société Promotion Grand-Pré, commence à faire le bilan de l’année. Comme d’autres sites touristiques, Grand-Pré a connu une baisse de visiteurs au cours de la dernière décennie. En 1998, l’année que la Société Promotion Grand-Pré est entrée en partenariat avec Parcs Canada pour cogérer le lieu historique, il y eu 65 115 visiteurs. En 2008, il y a eu 28 516 visiteurs. Grand-Pré n’échappe pas aux facteurs qui ont affecté toute l’industrie du tourisme tels que la valeur du dollar canadien, le prix de l’essence, les retombées du 11 septembre 2001, les nouveaux règlements de sécurité à la frontière américaine et surtout la chute du nombre de touristes américains. Comme d’autres sites dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, Grand-Pré est affecté par l’horaire des traversiers à Yarmouth et à Digby. Il faut noter aussi que la création de la Société Promotion Grand-Pré a coïncidé avec l’imposition des frais d’entrée à tous les parcs nationaux et lieux historiques de Parcs Canada. Beaucoup de gens croient que les touristes boudent Grand-Pré à cause de ces frais. Pendant des générations, l’entrée était gratuite à ce lieu de pèlerinage que la plupart des Acadiens et des gens de la Vallée appellent encore « le parc ». Il n’y aucun doute qu’il y aurait une baisse de visiteurs importante au parc Point Pleasant à Halifax, par exemple, si tout d’un coup on obligeait les gens à payer pour promener leurs chiens ou pour aller voir les vieilles fortifications qui font partie du réseau de Parcs Canada. D’un autre côté, il faut admettre que le nouveau centre d’interprétation, ouvert en 2003, constitue un ajout significatif à Grand-Pré et qu’il n’y a pas beaucoup de musées ou de lieux historiques dans le monde sans frais d’entrée. Quelles que soient les causes de la baisse de visiteurs, Victor Tétrault dit qu’il faut s’adapter à la réalité. « Il n’y a aucun doute, par exemple, que la majorité des Américains qui visitent Grand-Pré viennent en Nouvelle-Écosse en autocar. Et leurs nombres continuent à diminuer, dit-il. Au mois de septembre, normalement le mois le plus achalandé du point de vue des autocars, nous avons connu une baisse cette année d’environ 50 % ». Contrairement aux sites comme la Citadelle d’Halifax ou Peggy’s Cove, le lieu historique national de Grand-Pré n’arrive pas à capter la clientèle des croisières. D’une part, il est trop loin du port d’Halifax pour une petite excursion d’une couple d’heures, d’autre part la demande de visiter Grand-Pré à bord de chacun des bateaux n’est pas suffisante pour remplir un autocar. « Nous essayons de créer la demande et nous travaillons avec une compagnie qui a un véhicule qui transporte une douzaine de personnes, précise Monsieur Tétrault.» « Malgré la perte d’autocars cette année et les autres facteurs qui jouent contre nous, Grand-Pré a quand même connu, en date de la mi-septembre, une augmentation de 3 % par rapport à l’année passée. Et si on enlève les 1 258 athlètes des Jeux de l’Acadie 2008 (un événement exceptionnel), c’est une augmentation de 10 %, ajoute Victor Tétrault. On a visé davantage le marché d’Halifax et de la Vallée, ce qui nous a permis d’afficher un succès cet été, surtout pendant les Journées acadiennes au mois de juillet. » La pièce de théâtre de Daniel Castonguay, La p’tite vie d’autrefois à Grand-Pré, a certainement attiré des visiteurs, ainsi que les ateliers et les expositions de la Coopérative d’artistes Évangéline. Les groupes scolaires ont été plus nombreux aussi cette année. Les écoliers viennent surtout au cours des dernières semaines de l’année scolaire, c’est-à-dire au mois de mai et de juin. En 2008, jusqu’à la fin août, 2 215 élèves ont visité Grand-Pré. Pour la même période en 2009, il y a eu 3 721 élèves. Selon Monsieur Tétrault, près de 1000 élèves sont des élèves d’immersion qui viennent à Grand-Pré en route vers l’université Sainte-Anne au printemps ou qui fréquentent les cours d’immersion de l’Université Sainte-Anne en juillet. Les autres élèves proviennent de diverses écoles situées dans une région géographique qui comprend la Vallée, Truro, Halifax-Dartmouth et Bridgewater. Sans doute à cause de la distance, les écoliers acadiens du Sud-Ouest ne visitent pas un des lieux les plus célèbres de leur patrimoine ancestral. « Tout le monde qui travaille dans le domaine du tourisme doit faire preuve de créativité, conclut Victor Tétrault. Nous allons continuer à développer d’autres réseaux de visiteurs. Le lieu historique national de Grand-Pré est un endroit accueillant, dynamique et intéressant qui vaut la peine de visiter et surtout de revisiter. » Du 16 octobre au 15 mai, le centre d’interprétation accueille des groupes sur réservation. Pour de plus amples détails, appeler le (902) 542-1952 ou consulter le www.grand-pre.com Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter : Sally Ross Contact : Victor Tétrault |